Étude visibilité · Sophrologues de France

En ville moyenne,
1 sophrologue sur 4
reste invisible

Nous avons passé au crible 934 sophrologues dans 24 villes françaises. Le constat est net : près d'un praticien sur cinq n'a aucun vrai site à lui. Beaucoup s'en remettent à une fiche d'annuaire, sans mesurer qu'ils bâtissent leur cabinet sur un terrain qu'ils ne possèdent pas.

Portrait d'une sophrologue d'une cinquantaine d'années, cheveux gris-blond, debout près d'une fenêtre, carnet en lin à la main, le regard tourné vers la lumière
0 %
n'ont pas de vrai site à eux

Cheveux gris-blond, carnet de lin à la main : nombre de sophrologues installées de longue date soignent leur cabinet, mais pas leur présence en ligne.

En bref

  • 934 sophrologues analysés sur Google dans 24 villes, juillet 2026.
  • 18,1 % n'ont pas de vrai site à eux (aucun site, ou une simple fiche d'annuaire).
  • 13,3 % n'ont aucun site ; 4,8 % ne comptent que sur un annuaire.
  • En ville moyenne, 23,2 % sont sans vrai site, contre 12,2 % dans les grandes villes.
  • Avis Google : une médiane de 14 avis par praticien.
  • Une fiche Resalib ou Doctolib capte des rendez-vous, mais c'est une location.
Les chiffres

Quatre nombres qui racontent une profession

Derrière chaque pourcentage, un praticien que les futurs clients ne trouvent pas quand ils cherchent « sophrologue » près de chez eux.

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sophrologues uniques passés au crible
0%
sans vrai site à eux
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villes de tailles variées, partout en France
0
avis Google en médiane par praticien
Ambiance d'un cabinet de sophrologie chaleureux au soir : vase terracotta, branches d'olivier, bougie allumée et plante verte baignés d'une lumière dorée
« Une fiche d'annuaire capte des rendez-vous. Mais elle appartient à la plateforme : ce n'est pas un site, c'est une location. »
L'équipe therapeute.club

Le cabinet est soigné jusqu'à la bougie. Reste à soigner la vitrine que voient, d'abord, les moteurs de recherche.

La répartition

Avoir pignon sur web, ou pas

Huit sophrologues sur dix possèdent leur propre site.

C'est la bonne nouvelle. La moins bonne : les 18,1 % restants se répartissent entre celles et ceux qui n'ont aucune présence (13,3 %) et celles et ceux qui délèguent tout à un annuaire (4,8 %). Dans les deux cas, leur visibilité ne leur appartient pas vraiment.

Un annuaire, c'est un locataire qui ne construit jamais son propre fonds de commerce numérique.

0 %
sans vrai site à eux
  • Un vrai site à eux 81,9 %
  • Aucun site du tout 13,3 %
  • Fiche d'annuaire seule 4,8 %
Par taille de ville

Plus la ville est petite,
plus le vide est grand

On imaginerait la concurrence rude dans les métropoles. C'est pourtant en ville moyenne que l'absence de site est la plus fréquente : un praticien sur quatre y demeure introuvable.

Ce qu'on entend par taille de ville (934 praticiens, 24 villes) :
Grandes villes (474 praticiens) : Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Lille, Nantes, Strasbourg.
Villes moyennes (379) : Angers, Le Mans, Poitiers, La Rochelle, Clermont-Ferrand, Colmar, Niort, Chambéry.
Petites villes (81) : Guéret, Aurillac, Mende, Foix, Cahors, Millau, Sarlat-la-Canéda, Bar-le-Duc.
Petites villesfaible concurrence, la place est libre
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Villes moyennesmarché local, moins de concurrence en ligne
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Grandes villesmarché dense, présence en ligne plus mûre
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Autrement dit : là où il serait le plus facile de se démarquer, la place reste libre. Une opportunité pour qui décide, enfin, de planter son propre drapeau.

Sur le terrain Une sophrologue en séance, assise, les yeux fermés, les mains ouvertes en coupe paumes vers le haut, dans un moment de calme

Le savoir-faire est là, entier. Ce qui manque, souvent, c'est le fil qui relie ce moment de calme aux personnes qui le cherchent en ligne.

La preuve sociale

Les avis Google, ce capital discret

La confiance se lit désormais en étoiles. Voici comment se répartissent les praticiens selon le nombre d'avis récoltés.

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Aucun avisinvisible côté confiance
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1 à 10 avispremiers repères
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11 à 50 avisle gros du peloton
0 %
Plus de 50 avisréférences locales
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C'est la médiane d'avis Google par sophrologue. Un socle honorable, mais fragile quand il repose sur une fiche que l'on ne contrôle pas. Les avis suivent le lieu ; si la plateforme change ses règles, ils peuvent s'évaporer.
Dans les villes moyennes, un sophrologue sur quatre est invisible. La place est libre.
Le constat de l'étude
Questions fréquentes

Ce que l'étude dit vraiment

« Ne pas avoir de vrai site », qu'est-ce que ça veut dire exactement ?

Nous comptons comme « sans vrai site à soi » deux situations : n'avoir aucun site (13,3 % des praticiens), ou n'apparaître qu'à travers une fiche d'annuaire de type Resalib ou Doctolib (4,8 %). Ensemble, cela représente 18,1 % de l'échantillon. Un vrai site, c'est un nom de domaine et des pages que le praticien possède et contrôle.

Une fiche Resalib ou Doctolib, ce n'est pas suffisant ?

Elle rend service : elle capte des rendez-vous et rassure. Mais elle appartient à la plateforme. Les règles, le référencement, l'adresse et même les avis dépendent d'un tiers. C'est une location : utile pour démarrer, risqué comme unique adresse. Le jour où la plateforme change ses conditions, on repart de zéro.

Pourquoi les villes moyennes sont-elles plus touchées ?

La pression concurrentielle en ligne y est moindre : on peut remplir son agenda par le bouche-à-oreille sans site. Résultat, 23,2 % des praticiens y sont sans vrai site, contre 12,2 % dans les grandes villes. C'est aussi là que se démarquer coûte le moins d'efforts, faute de concurrents installés en ligne.

Combien d'avis Google faut-il viser ?

La médiane observée est de 14 avis. Près de la moitié des praticiens (46,4 %) se situent entre 11 et 50 avis. En viser une quinzaine, régulièrement renouvelés, place déjà au-dessus de la moitié de la profession. Au-delà de 50 avis, on entre dans le cercle des références locales (13,1 %).

D'où viennent ces chiffres ?

D'une analyse maison menée par l'équipe therapeute.club en juillet 2026, à partir des données publiques de Google (API Google Places), sur 934 sophrologues uniques répartis dans 24 villes de tailles variées. Le détail figure dans l'encadré méthodologie ci-dessous.

Transparence

Comment nous avons compté

Une étude n'a de valeur que si l'on peut en juger la fabrication. Voici nos choix, et leurs limites.

Échantillon

934 sophrologues uniques, identifiés dans 24 villes françaises de tailles variées, du chef-lieu de moyenne importance à la métropole.

Source

Données publiques de Google via l'API Google Places : présence d'un site, type de lien (site propre ou annuaire), nombre d'avis.

Période

Collecte réalisée en juillet 2026. Il s'agit d'une photographie à un instant donné, non d'un suivi dans le temps.

Classement des sites

Un lien vers un domaine propre au praticien compte comme « vrai site » ; un lien vers Resalib, Doctolib ou équivalent compte comme « fiche d'annuaire ».

Limites à garder en tête

Nous ne mesurons que ce que Google affiche publiquement : un praticien peut posséder un site non relié à sa fiche, et ne pas être compté comme tel. Les réseaux sociaux (Instagram, Facebook) ne sont pas considérés comme un « vrai site ». L'échantillon, bien que large, ne prétend pas être exhaustif à l'échelle nationale. Les chiffres sont arrondis à une décimale.

Citez cette étude
Selon l'étude therapeute.club (juillet 2026), menée sur 934 sophrologues dans 24 villes françaises, 18,1 % n'ont pas de vrai site à eux et la médiane s'établit à 14 avis Google par praticien. En ville moyenne, 23,2 % sont sans vrai site, contre 12,2 % dans les grandes villes.

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